Les populations du Sahel sont confrontées à une crise humanitaire et sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver. Si la plupart des déplacements sont causés par des groupes armés, les risques naturels tels que les inondations saisonnières ajoutent encore à la pression. Depuis 2025, les lacunes en matière de sécurité alimentaire et d’autres formes d’aide de base sont devenues les raisons les plus fréquentes pour lesquelles les familles sont contraintes de se déplacer, à la suite d’importantes réductions des financements et de suspensions de programmes à niveau global. Ces chocs frappent une région déjà confrontée à une grande pauvreté, à des opportunités économiques limitées et à des services essentiels réduits, rendant les déplacements encore plus dévastateurs pour les communautés.
Si les conflits restent la principale raison pour laquelle les gens sont contraints de fuir, les déplacements sont de plus en plus dus à l'aide limitée, à la faiblesse des services de base, à l'insécurité alimentaires et à la rareté des ressources naturelles.
Les conflits armés continuent de poser un défi à la liberté de mouvement, rendant difficile l'accès aux services de base, la réalisation des activités quotidiennes et les voyages.
L'insuffisance des services de base laisse les besoins essentiels sans réponse. Cette situation est également aggravée par les réductions et suspensions globales des financements en 2025, qui affectent les opérations des ONG sur le terrain et entraînent la clôture de programmes d'aide.
Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par les risques de protection. Plus d'une femme sur deux dans la région déclare ne pas se sentir en sécurité, en particulier en dehors de sa communauté et lorsqu'elle effectue certaines activités quotidiennes telles que la collecte de bois de chauffage et d'eau.
En raison de l'insécurité alimentaire généralisée et de la pauvreté, les familles commencent à réduire le nombre de repas quotidiens et les portions. Cette précarité expose davantage les groupes vulnérables et augmente le risque de violence basée sur le genre.
Inquiétudes quant à la présence de personnes déplacées
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Malgré de nombreuses difficultés, les communautés du Sahel font preuve d'une solidarité remarquable. Les familles déplacées se sentent souvent bien intégrées dans leurs communautés d'accueil et, dans certaines régions, les communautés d'hôte font don de terres pour les aider à retrouver leur autonomie.