Les populations sont confrontées à des difficultés multiples et concomitantes, notamment la violence, les déplacements forcés, les difficultés économiques et les chocs climatiques. L’insécurité alimentaire et la malnutrition sont très répandues. Les risques liés aux conflits restent particulièrement élevés dans les provinces de Tillabéri, Tahoua et Diffa, zones touchées par les crises au Sahel central et dans le Bassin du lac Tchad, et la situation s’est également aggravée à Maradi.
DESCENDRE
Niger : 2025
Déplacements primaires
38%
Déplacements secondaires
24%
Les mouvements de population sont principalement primaires et liés pour la plupart à des conflits. Le manque d'alimentation, d'aide, de ressources naturelles, ainsi que l'accès aux services sociaux, font partie des autres causes croissantes de déplacements.
Communautés confrontées à des restrictions de mouvement
24%
Restrictions en dehors de la communauté
42%
Les mouvements sont souvent limités par les groupes armés et le banditisme. Par conséquant, une personne sur cinq ne se sent pas en sécurité dans sa communauté et près d'une personne sur trois a du mal à se rendre aux marchés locaux.
Une personne sur deux signale l'existence de zones dangereuses pour les femmes et les filles dans leur communauté, ce qui a un impact sur leurs activités quotidiennes. Les services de soutien aux victimes de VBG sont largement absents, et 8 personnes sur 10 se tournent vers des membres de leur famille pour obtenir de l'aide.
Les fermetures et les destructions d'écoles sont les principaux facteurs qui affectent l'éducation. L'insécurité à l'école découle du manque d'infrastructures adéquates, notamment d'équipements d'hygiène.
Malgré des défis variés, les gens font preuve d'un fort sentiment de solidarité en accueillant des personnes déplacées et en leur donnant des terres pour leur subsistance. Des mécanismes communautaires de résolution des conflits sont largement mis en place.